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Sortie d’école Innu-Aitun à Pakua-Shipu (Fr)

Ce programme concerne une sortie d’école qui vise l’apprentissage des savoirs traditionnels auprès des jeunes de la communauté de Pakua-Shipu. Cette sortie d’école favorise le Innu-aitun (culture Innu) en sortant dans le territoire ancestral de la communauté, durant l’hiver du mois de janvier à mars. Cette sortie vise une clientèle de jeunes étudiants au niveau […]

Ce programme concerne une sortie d’école qui vise l’apprentissage des savoirs traditionnels auprès des jeunes de la communauté de Pakua-Shipu. Cette sortie d’école favorise le Innu-aitun (culture Innu) en sortant dans le territoire ancestral de la communauté, durant l’hiver du mois de janvier à mars. Cette sortie vise une clientèle de jeunes étudiants au niveau du primaire jusqu’au niveau de secondaire deux (2), en adaptation scolaire, mais aussi ayant un bon rendement académique.

Artisanat dans l’école à Unamen Shipu

Ce programme vise l’inclusion de l’artisanat innu en milieu scolaire. L’artisanat est inclus en tout temps dans les écoles primaires et secondaires de la communauté d’Unamen shipu (La Romaine) afin de préserver et de transmettre l’art innu.

Ce programme vise l’inclusion de l’artisanat innu en milieu scolaire. L’artisanat est inclus en tout temps dans les écoles primaires et secondaires de la communauté d’Unamen shipu (La Romaine) afin de préserver et de transmettre l’art innu.

Nikamu Mamuitun – Chansons rassembleuses

Ce projet consiste à un spectacle d’artiste autochtones et québécois. Les membres du groupes tentent de faire valoir l’importance de la langue innue par une représentation musicale à travers le Québec. Cette initiative souhaite entre autre créer la réconciliation entre les Premières Nations et le Québec.

Ce projet consiste à un spectacle d’artiste autochtones et québécois. Les membres du groupes tentent de faire valoir l’importance de la langue innue par une représentation musicale à travers le Québec. Cette initiative souhaite entre autre créer la réconciliation entre les Premières Nations et le Québec.

Protection et exploitation des territoires fauniques, volet Premières Nations

Le programme Protection et exploitation des territoires fauniques, volet Premières Nations est offert depuis 2017 auprès du Centre régional d’éducation aux adultes des Premières Nations (CREA) de Uashat Mak Mani-utenam. Ce projet est unique en son genre en ce qu’il permet non seulement l’acquis de nouvelles théories, mais surtout, un volet pratique qui comprend plusieurs […]

Le programme Protection et exploitation des territoires fauniques, volet Premières Nations est offert depuis 2017 auprès du Centre régional d’éducation aux adultes des Premières Nations (CREA) de Uashat Mak Mani-utenam. Ce projet est unique en son genre en ce qu’il permet non seulement l’acquis de nouvelles théories, mais surtout, un volet pratique qui comprend plusieurs semaines sur le territoire innu. Le programme comprend plusieurs ateliers pratique en forêt sur la pêche, la chasse, la trappe, la survie, la cuisine et enfin, la connaissance de la faune et de la flore. La formation qui est offerte est bilingue français-innu, “tout s’enseigne selon les méthodes québécoise et innue” (Radio-Canada, 2018). La formation est d’une durée de 1320 heures et est le fruit d’un travail de collaboration entre plusieurs partenaires. Une autre particularité est qu’il n’y a pas de manuels de cours étant donné qu’ils sont souvent sur les territoires. L’apprentissage passe donc davantage par la pratique et la tradition orale que par l’enseignement de manuels de cours. À ce propos, Évelyne St-Onge, professeure et aînée du programme ajouta : ” C’est comme ça vient. On n’a pas de livres. Un cours de langue, ça serait différent, mais ça, c’est des façons de vivre, des façons de faire (Radio-Canada, 2018)”.

De plus, en fin de programme, les étudiants ont la chance de partir à la rencontre d’une autre communauté issue des Premières Nations ailleurs au Canada (et qui sait, peut-être un jour ailleurs dans le monde). À l’été 2018, ils sont partis rencontré la Première Nation Haida à Sandspit, en Colombie Britannique. Enfin, bien que le programme soit récent, il démontre déjà un franc succès. Des 16 étudiants inscrit à l’automne 2017, 15 ont gradués en 2018 et plusieurs ont déjà trouvé des emplois (Radio-Canada, 2018).

Voici le lien de l’article de Radio-Canada : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1096001/savoir-ancestral-innu-garde-parcs-petf
Ainsi que la page du programme : http://www.conseilscolaire-schoolcouncil.com/petf-pn.html

Trickster: Raconte-moi ta langue

Exeko, fondé en 2006, est un organisme basé à Montréal qui oeuvre dans des projets touchant à l’innovation sociale. Les employés d’Exeko travaillent avec diverses populations en situation, ou ayant vécue l’exclusion sociale. Ainsi, ils travaillent auprès des personnes issues de l’immigration, les personnes en situation d’itinérance et les peuples autochtones. C’est toutefois depuis 2009 […]

Exeko, fondé en 2006, est un organisme basé à Montréal qui oeuvre dans des projets touchant à l’innovation sociale. Les employés d’Exeko travaillent avec diverses populations en situation, ou ayant vécue l’exclusion sociale. Ainsi, ils travaillent auprès des personnes issues de l’immigration, les personnes en situation d’itinérance et les peuples autochtones. C’est toutefois depuis 2009 qu’Exeko met en oeuvre ses activités dans le cadre du projet Trickster en collaboration avec différentes communautés autochtones du Canada, principalement du Québec.

Trickster est un programme culturel qui consiste en “la mise en scène d’un conte traditionnel autochtone, transmis par un aîné.e et interprété par des jeunes d’environ 8 à 16 ans. Le programme met l’accent sur des activités ludiques et créatives afin de renforcer la confiance en soi, le sentiment d’appartenance à la communauté, stimuler la créativité et offrir un ancrage culturel intergénérationnel entre les jeunes et les aîné.es’ (Trickster: Raconte-moi ta langue).

Le Club des Petits Loups Mohiganech du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or

Implanté en 2003 au Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or, le Club des Petits Loups Mohiganech (en algonquin, qui signifie « petit loup ») vise les enfants âgés entre 6 et 12 ans, en leur apportant un soutien social et par le renforcement de leur capacité d’apprentissage. De par une approche holistique, ce service communautaire mise […]

Implanté en 2003 au Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or, le Club des Petits Loups Mohiganech (en algonquin, qui signifie « petit loup ») vise les enfants âgés entre 6 et 12 ans, en leur apportant un soutien social et par le renforcement de leur capacité d’apprentissage. De par une approche holistique, ce service communautaire mise sur le développement personnel et des habiletés des enfants autochtones ainsi que de leurs familles. Pour ce faire, des activités culturelles, sociales et éducatives, dans un milieu de vie favorable au développement d’une fierté et d’une identité culturelle, leur sont proposées. Ce service, offert en langues française et anglaise, offre,non seulement de l’aide aux devoirs, mais aussi des activités d’éveil à la lecture et à l’écriture, des activités de littératie familiale, des activités de soutien aux parents dans le cheminement scolaire de leur(s) enfant(s) et de prévention du décrochage scolaire.

Le Club des Petits Loups contribue au développement d’un sentiment d’appartenance des enfants à leur culture. Il contribue également chez les enfants au développement de leur estime de soi, d’attitudes positives face à l’école ainsi qu’au renforcement du lien entre l’école et la famille.

Références pertinentes

Blanchet-Cohen, N., Geoffroy, P. et Trudel, M. (2014). Évaluation du service d’aide aux devoirs des Centres d’amitié autochtones du Québec. Université Concordia.
Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or. (2010). Rapport annuel 2009-2010. Repéré à https://www.caavd.ca/uploads/2/7/8/7/27879591/caa010.rapportannuelfr.final-web-2.pdf
Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or. (2011). Rapport annuel 2010-2011. Repéré à https://www.caavd.ca/uploads/2/7/8/7/27879591/caavd-rapport_2010-2011_fr-web.pdf
Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or. (2012). Rapport annuel 2011-2012. Repéré à https://www.caavd.ca/uploads/2/7/8/7/27879591/caavd_rapport_2011-2012-fr-screen.pdf
Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or. (2013). Rapport annuel 2012-2013. Repéré à https://www.caavd.ca/uploads/2/7/8/7/27879591/rapport_annuel_caavd_2012-2013_fr.pdf
Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or. (2014). Rapport annuel 2013-2014. Repéré à https://www.caavd.ca/uploads/2/7/8/7/27879591/rapport_web.pdf
Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or. (2015). Rapport annuel 2014-2015. Repéré à https://www.caavd.ca/uploads/2/7/8/7/27879591/rapport_web_2015.pdf
Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or. (2016). Rapport annuel 2015-2016. Repéré à https://www.caavd.ca/uploads/2/7/8/7/27879591/rapport_annuel_2016_reduit.pdf
Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or. (2017a). Rapport annuel 2016-2017. Repéré à https://www.caavd.ca/uploads/2/7/8/7/27879591/rapport_annuel_2017.pdf
Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or. (2017b). Accueil. Repéré à https://www.caavd.ca/

Indigenous Student Resource Centre – John Abbott College

En 1990, John-Abbott était l’un des premiers cégeps à collaborer avec les communautés autochtones et institutions telles que Cree School Board et Kativik pour offrir des services spécifiques et adaptés aux étudiants autochtones. Ainsi, le collège John-Abbott et l’Indigenous Student Resources Centre encouragent et supportent le succès académique des autochtones au postsecondaire. Ce centre est […]

En 1990, John-Abbott était l’un des premiers cégeps à collaborer avec les communautés autochtones et institutions telles que Cree School Board et Kativik pour offrir des services spécifiques et adaptés aux étudiants autochtones. Ainsi, le collège John-Abbott et l’Indigenous Student Resources Centre encouragent et supportent le succès académique des autochtones au postsecondaire. Ce centre est un espace qui permet aux étudiants autochtones de se rassembler, de relaxer et de travailler. Il s’agit d’un espace permettant le maintien de l’identité autochtone à l’intérieur de la communauté collégiale. Par l’intermédiaire du Indigenous Student Resources Centre, les étudiants peuvent profiter de plusieurs services de tutorat et l’aide d’un conseiller pédagogique. Ils peuvent participer à plusieurs activités sociales, à des ateliers divers et ils peuvent contribuer à l’éducation et à la sensibilisation des non-autochtones aux réalités autochtones .
Le centre offre plusieurs services tels qu’un espace d’étude aménagé avec des ordinateurs, une bibliothèque spécifique aux études autochtones, un accompagnement spécifique pour les différentes procédures de l’école (registrariat, etc.) et autres .
L’objectif du centre est de fournir des services pour assurer la transition, la rétention et le succès académique des étudiants autochtones . Ainsi, John-Abbott offre aussi un programme de transition pour les Premières nations, Métis et Inuits pour préparer les étudiants à la vie de collège et les guider dans les programmes préuniversitaires et techniques de leurs choix.

(http://www.johnabbott.qc.ca/services-to-students/aboriginal-resource-centre/)

Saskatchewan Urban Native Teacher Education Program (SUNTEP)

SUNTEP is a teacher education program that focuses on Métis education and student success.

Janice Thompson is the Program Head for the Saskatchewan Urban Native Teacher Education Program (SUNTEP). SUNTEP is a four-year, fully accredited Bachelor of Education program offered by the Gabriel Dumont Institute in cooperation with the Ministry of Advanced Education, the University of Regina, and the University of Saskatchewan. Prospective students can find campuses located in Saskatoon, Prince Albert, and Regina. The education program is designed around Métis education, cultural revitalization, and language reclamation. The program’s foundations are centered around relationships, academic and personal supports, and land-based learning. Currently, SUNTEP is the only post-secondary academic program in the country that offers Michif as an approved language credit. Thompson believes that, like First Nations education, Métis education needs to be mandated by the province so that Métis history, identity, language, and culture are no longer an after-thought. Equality in education means that our education system must be inclusive of all Indigenous groups, Inuit, Métis, and First Nations, and be mandated by our provincial government.

Centre régional d’éducation aux adultes (CRÉA)

Le Centre régional d’éducation des adultes (CRÉA), créé en 2012, a pour mission de desservir l’ensemble des communautés autochtones francophones au Québec. Il vise à amener les individus à développer des compétences à différents niveaux. Divers programmes sont offerts par le CRÉA : alphabétisation, formation présecondaire, formation aux 1er et 2e cycles du secondaire, formations menant […]

Le Centre régional d’éducation des adultes (CRÉA), créé en 2012, a pour mission de desservir l’ensemble des communautés autochtones francophones au Québec. Il vise à amener les individus à développer des compétences à différents niveaux. Divers programmes sont offerts par le CRÉA : alphabétisation, formation présecondaire, formation aux 1er et 2e cycles du secondaire, formations menant vers des métiers semi-spécialisés, mesures d’intégration socio-professionnelle, préparation aux études postsecondaires, etc.

Depuis août 2017, le CRÉA offre des services à partir au Centre d’études supérieures Lucien-Cliche de Val-d’Or, pour accueillir un plus grand nombre d’étudiants autochtones. Ce lieu d’apprentissage contribue aussi à des échanges et à un rapprochement entre les différentes cultures. Une des particularités de centre est que des cours sont offerts en langue anicinabe. Pour certains apprenants, ce centre de formation devient un moyen de prendre contact avec leurs origines. Pour d’autres, il leur permet de préserver leur identité culturelle.

Références pertinentes
Bouchard, C. (2012, 21 septembre). Une première école autochtone d’éducation des adultes. Radio-Canada. Repéré à https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/579619/ecole-adultes-lac-simon
Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. (2016, 20 avril). Le campus de Val-d’Or lance le projet Obakwadan. Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. Repéré 23 janvier 2018, à http://www.cegepat.qc.ca/campus-de-val-dor-lance-projet-obakwadan/
Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. (2017, 16 août). Ouverture du nouveau centre urbain CREA Kitci Amik Pavillon Val-d’Or. Rouyn-Noranda. Repéré à http://www.cegepat.qc.ca/grand-public/a-propos-du-cegep/medias-et-publications-officielles/communique-16-aout-2017/
Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. (7 décembre). Des diplômés autochtones grâce au projet Obakwadan. Rouyn-Noranda. Repéré à http://www.cegepat.qc.ca/grand-public/a-propos-du-cegep/medias-et-publications-officielles/communique-7-decembre-2017/
Centre de documentation sur l’éducation. (2012, 24 septembre). Une première école autochtone d’éducation des adultes. CDÉACF. Repéré 23 janvier 2018, à http://cdeacf.ca/actualite/2012/09/24/premiere-ecole-autochtone-deducation-adultes
Conseil de la nation Anishnabe du Lac Simon. (2016). Ensemble pour réussir : CRÉA Kitci Amik. Conseil de la nation Anishnabe du Lac Simon. Repéré à http://lacsimon.ca/departement/crea-kitci-amik/
Conseil scolaire. (s.d.). Kitci-Amik. Conseil Scolaire | School Council. Repéré 23 janvier 2018, à http://www.conseilscolaire-schoolcouncil.com/kitci-amik.html
Grenier, M. (2017a, 16 août). Le Centre d’éducation de Lac Simon ouvre un pavillon à Val-d’Or. Val-d’Or. Repéré à https://www.lechoabitibien.ca/actualites/2017/8/16/le-centre-d_education-de-lac-simon-ouvre-un-pavillon-a-val-dor.html
Grenier, M. (2017b, 21 août). Lindsay Bouchard inspirée par le pavillon urbain. L’Écho Abitibien et Le Citoyen de la Vallée de l’or et Le Citoyen de l’Harricana. Repéré 25 janvier 2018, à http://www.lechoabitibien.ca/actualites/2017/8/21/lindsay-bouchard-inspiree-par-le-pavillon-urbain.html
Rivest, G. (2017, 16 août). Formation des adultes : le Centre Kitci Amik de Lac Simon aura pignon sur rue à Val-d’O. Radio-Canada. Val-d’Or. Repéré à http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1050723/formation-des-adultes-le-centre-kitci-amik-de-lac-simon-aura-pignon-sur-rue-a-val-dor
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. (2017, 16 août). Ouverture du NOUVEAU Centre urbain CRÉA Kitci Amik Pavillon Val-d’Or. Repéré à http://www.uqat.ca/universite/medias/communiques/index.asp?RefCom=1357

Institution Kiuna

Le mot ‘Kiuna’ [ou kiona] signifie ‘à nous’, ou ‘la nôtre’ en langue abénaquise (Hannis, 2014 dans Dufour 2015). Depuis son ouverture en 2011 dans la communauté abénaquise d’Odanak, l’Institution Kiuna constitue le seul établissement postsecondaire conçu par et pour les Premières Nations du Québec. Depuis lors, l’établissement a traité près de quatre cents demandes […]

Le mot ‘Kiuna’ [ou kiona] signifie ‘à nous’, ou ‘la nôtre’ en langue abénaquise (Hannis, 2014 dans Dufour 2015). Depuis son ouverture en 2011 dans la communauté abénaquise d’Odanak, l’Institution Kiuna constitue le seul établissement postsecondaire conçu par et pour les Premières Nations du Québec. Depuis lors, l’établissement a traité près de quatre cents demandes d’admission et accueilli plus de 275 étudiants, toutes nations confondues (principalement mohawk, atikamekw et innue, mais également huronne-wendate, abénaquise, crie, malécite et autres), issus de 24 communautés et 10 villes du territoire du Québec, en plus de trois étudiants originaires d’autres provinces et pays (Hannis, 2017). L’initiative résulte du travail de concertation entre le Conseil en éducation des Premières Nations (CEPN) -qui en assure la direction générale-, l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL) et ses communautés membres. Elle a officiellement été adoptée lors du Forum socioéconomique de Mashteuiatsh de 2006 suite à l’engagement formel des gouvernements provincial et fédéral (Dufour, 2015b; Hannis, 2017). Jusqu’à l’atteinte éventuelle de sa pleine autonomie administrative prévue pour 2021, il s’inscrit comme un centre d’études collégiales bilingue affilié au cégep de l’Abitibi-Témiscamingue et le Collège Dawson. Ses programmes novateurs sont officiellement reconnus par le Ministère de l’Éducation et des Études supérieures (MEES). L’Institution Kiuna constitue un modèle exclusif au Québec puisqu’il présente une adaptation culturelle non seulement des services d’accueil et de soutien pour ses étudiants issus à plus de 90% des communautés autochtones, mais également de ses curriculums pédagogiques, activités parascolaires, accompagnement psychosocial et milieu de vie. La sécurité culturelle s’avère ainsi transversale à tous les éléments de son projet pédagogique qui vise non seulement à favoriser la persévérance et la diplomation postsecondaires de ses étudiants, mais également à promouvoir la fierté culturelle et l’enracinement identitaire (Dufour, 2015). Son approche vise à promouvoir les identités ainsi que les patrimoines culturels, l’innovation et l’ouverture à l’autre (Kiuna, s.d.). Si l’Institution Kiuna offre un cadre postsecondaire spécifiquement adapté aux besoins des étudiants de Premières Nations, il est également ouvert aux étudiants allochtones et vise à favoriser la rencontre ainsi que les échanges réciproquement bénéfiques avec la société majoritaire. Son équipe de professionnels compte 28 employés autochtones et allochtones et est dirigée par une administration composée de membres des Premières Nations (Hannis, 2017). En 2015, près de la moitié du corps enseignant s’identifiait comme Premières Nations (Dufour, 2015). Les installations actuelles de Kiuna présentent notamment six salles de classe, un complexe de résidences étudiantes (prévoyant également des appartements familiaux pour accueillir les étudiants-parents et leurs enfants), une petite bibliothèque, un parc informatique, une salle communautaire, un système de téléconférence et un studio de radio (Dufour, 2015). Un extérieur gazonné comportant un tipi, un shaputuan d’écorce, une tente prospecteur et un rond de feu sert également de terrain culturel pour l’organisation d’activités traditionnelles et culturelles, mais également pour la dispense de certains cours (ex. arts et anthropologie). Des invités autochtones et des aînés issus des communautés sont fréquemment invités à venir animer des ateliers ou échanger avec les étudiants. Étant donné la petite taille de l’institution, les étudiants bénéficient également d’un encadrement individualisé et d’une offre de services diversifiée, bien que culturellement sécuritaire. Le suivi psychosocial s’inscrit dans une approche pédagogique concertée et adaptée aux besoins de chacun (Hannis, 2017). Au sein de cette approche, la réussite éducative ne se limite pas à de simples évaluations méritocratiques, mais intègre également le développement psychosocial et la progression individuelle (Dufour, 2015). Un important travail est donc opéré pour favoriser le travail de contextualisation historique, la revitalisation culturelle, mais également la confiance individuelle des étudiants dans le but d’atténuer les stigmates idéologiques et destructeurs infligés sur le plan intergénérationnel par les violences assimilatrices de l’histoire coloniale (Dufour, 2015b; Hannis, 2017). À son programme principal de Sciences humaines- Premières Nations, s’ajoutera, dès 2018, un nouveau diplôme d’étude collégial en Arts, lettres, communication profil langues des Premières Nations ainsi que le nouveau programme Techniques de communication dans les médias, option Journalisme- Premières Nations dès l’automne de la même année en collaboration avec le Cégep de Jonquière. L’institution Kiuna offre également des programmes menant à des attestations d’études collégiales qui répondent aux besoins ponctuels des communautés (ex. éducation spécialisée et contextes autochtones, Comptabilité pour les Premières Nations et les Inuit, etc.) ainsi que le programme Tremplin DEC Premières Nations (Ibid.). Depuis 2017, un partenariat établi entre le Centre de développement et de formation de la main-d’oeuvre huronne-wendate (CDFM) de Wendake permet à l’Institution d’accueillir des étudiants du secteur secondaire adulte venus compléter au maximum 10 unités pour l’obtention de leur diplôme d’études secondaires (DEP) afin de faciliter leur passage au niveau collégial (Ibid.). À l’automne 2017, l’Institution cumulait une moyenne de 77,5% de rétention de ses étudiants, tous programmes confondus. Depuis 2013, plus de soixante-seize diplômes collégiaux ont complété leurs études à l’Institution Kiuna (Ibid.). La presque totalité (90%) des diplômés en Sciences humaines-Premières Nations a fait le choix de poursuivre leurs études au niveau universitaire. Bien que s’inscrivant dans une certaine continuité culturelle qui prône l’établissement de ponts historiques entre la tradition et la modernité, Kiuna souhaite favoriser l’innovation et l’actualisation des cultures des Premières Nations. L’histoire de la création de l’Institution Kiuna s’inscrit d’ailleurs en ligne directe avec l’expérience du Collège Manitou de La Macaza (1973-1976), l’un des premiers établissements postsecondaires par et pour les étudiants autochtones du Canada (Dufour, 2017). Tout comme son prédécesseur, l’Institut Kiuna souhaite favoriser l’émergence d’un nouveau leadership autochtone capable de tracer la voie vers une éventuelle autodétermination des peuples. RÉFÉRENCES Arriola, J.-T., & Hannis, P. (2016). L’intégration des services psychosociaux au soutien pédagogique comme outil de persévérance scolaire chez les Premières Nations: La pratique de l’Institution Kiuna. Revue de la persévérance et de la réussite scolaires chez les Premiers Peuples, 2, 66 69. Consulté à l’adresse http://colloques.uqac.ca/prscpp/files/2016/11/jtarriola.pdf Arriola, J.-T., & Hannis, P. (2016). Integration of Psychosocial Services to Educational Support as Retention Tool for First Nations: The Practice of Kiuna Institute. Journal of Perseverance and Academic Achievement for First Peoples volume 2, 2, 66 69.Consulté à l’adresse http://colloques.uqac.ca/prscpp/files/2016/11/jtarriolaA.pdf Conseil en éducation des Premières Nations/ First Nations Education Council (CPEN/FNEC). (2015). Unique Learning Environment of Kiuna Institution. Consulté à l’adresse https://vimeo.com/145662493 Conseil en éducation des Premières Nations/ First Nations Education Council (CPEN/FNEC). (2015). Cadre d’apprentissage unique de l’Institution Kiuna, Consulté à l’adresse https://vimeo.com/145662308 Dufour, E. (2015a). La sécurité culturelle en tant que moteur de réussite postsecondaire: Enquête auprès d’étudiants autochtones de l’Institution Kiuna et des espaces adaptés au sein des établissements allochtones (Mémoire en anthropologie). Université de Montréal, Montréal. Consulté à l’adresse http://colloques.uqac.ca/prscpp/files/2016/11/edufour.pdf Dufour, E. (2015b). « Une école où tu réapprends à être fier de ce que tu es… »: L’Institution Kiuna et le programme Sciences humaines – Premières Nations. Recherches amérindiennes au Québec, 45(2 3), 163 176. http://www.emanuelledufour.com/uploads/1/1/0/8/110898763/kiuna-_raq.pdf Translated to English by Mikayla Cartwright: http://www.emanuelledufour.com/uploads/1/1/0/8/110898763/kiuna._english._edufour.cartwright.pdf Dufour, E. (2016). Cultural Security in Post-Secondary Education: The Case of the Kiuna Institution. Journal of Perseverance and Academic Achievement for First Peoples, 2, 70 73. Consulté à l’adresse http://colloques.uqac.ca/prscpp/files/2016/11/edufourA.pdf Dufour, E. (2017). Du Collège Manitou de La Macaza à l’Institution Kiuna d’Odanak: la genèse des établissements postsecondaires par et pour les Premières Nations au Québec. Revue d’histoire de l’Amérique française, 70(4), 5 33. Gouvernement du Québec. (2017). Enregistrement vidéo du 2017-10-25: Prudence Hannis, Collège Kiuna. Consulté à l’adresse https://www.cerp.gouv.qc.ca/index.php… Kiuna College. (s.d.). Kiuna. Consulté à l’adresse http://kiuna-college.com/en/ Kiuna Institution. (2017). Annual Report 2016-2017. Consulté à l’adresse http://kiuna-college.com/en/wp-content/uploads/2017/12/annual-report-2016-2017-web.pdf O’Bomsawin, A.-P. (2011, décembre). Kiuna. 8th Fire. CBC. Consulté à l’adresse http://www.cbc.ca/player/play/2199819068 Un avenir prometteur pour l’Institution Kiuna d’Odanak, seul cégep autochtone du Québec. (2016, septembre 5). Info. Radio-Canada. Consulté à l’adresse http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/801232/autochtones-college-cegep-ministere-education