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Institution Kiuna

Le mot ‘Kiuna’ [ou kiona] signifie ‘à nous’, ou ‘la nôtre’ en langue abénaquise (Hannis, 2014 dans Dufour 2015). Depuis son ouverture en 2011 dans la communauté abénaquise d’Odanak, l’Institution Kiuna constitue le seul établissement postsecondaire conçu par et pour les Premières Nations du Québec. Depuis lors, l’établissement a traité près de quatre cents demandes […]

Le mot ‘Kiuna’ [ou kiona] signifie ‘à nous’, ou ‘la nôtre’ en langue abénaquise (Hannis, 2014 dans Dufour 2015). Depuis son ouverture en 2011 dans la communauté abénaquise d’Odanak, l’Institution Kiuna constitue le seul établissement postsecondaire conçu par et pour les Premières Nations du Québec. Depuis lors, l’établissement a traité près de quatre cents demandes d’admission et accueilli plus de 275 étudiants, toutes nations confondues (principalement mohawk, atikamekw et innue, mais également huronne-wendate, abénaquise, crie, malécite et autres), issus de 24 communautés et 10 villes du territoire du Québec, en plus de trois étudiants originaires d’autres provinces et pays (Hannis, 2017). L’initiative résulte du travail de concertation entre le Conseil en éducation des Premières Nations (CEPN) -qui en assure la direction générale-, l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL) et ses communautés membres. Elle a officiellement été adoptée lors du Forum socioéconomique de Mashteuiatsh de 2006 suite à l’engagement formel des gouvernements provincial et fédéral (Dufour, 2015b; Hannis, 2017). Jusqu’à l’atteinte éventuelle de sa pleine autonomie administrative prévue pour 2021, il s’inscrit comme un centre d’études collégiales bilingue affilié au cégep de l’Abitibi-Témiscamingue et le Collège Dawson. Ses programmes novateurs sont officiellement reconnus par le Ministère de l’Éducation et des Études supérieures (MEES). L’Institution Kiuna constitue un modèle exclusif au Québec puisqu’il présente une adaptation culturelle non seulement des services d’accueil et de soutien pour ses étudiants issus à plus de 90% des communautés autochtones, mais également de ses curriculums pédagogiques, activités parascolaires, accompagnement psychosocial et milieu de vie. La sécurité culturelle s’avère ainsi transversale à tous les éléments de son projet pédagogique qui vise non seulement à favoriser la persévérance et la diplomation postsecondaires de ses étudiants, mais également à promouvoir la fierté culturelle et l’enracinement identitaire (Dufour, 2015). Son approche vise à promouvoir les identités ainsi que les patrimoines culturels, l’innovation et l’ouverture à l’autre (Kiuna, s.d.). Si l’Institution Kiuna offre un cadre postsecondaire spécifiquement adapté aux besoins des étudiants de Premières Nations, il est également ouvert aux étudiants allochtones et vise à favoriser la rencontre ainsi que les échanges réciproquement bénéfiques avec la société majoritaire. Son équipe de professionnels compte 28 employés autochtones et allochtones et est dirigée par une administration composée de membres des Premières Nations (Hannis, 2017). En 2015, près de la moitié du corps enseignant s’identifiait comme Premières Nations (Dufour, 2015). Les installations actuelles de Kiuna présentent notamment six salles de classe, un complexe de résidences étudiantes (prévoyant également des appartements familiaux pour accueillir les étudiants-parents et leurs enfants), une petite bibliothèque, un parc informatique, une salle communautaire, un système de téléconférence et un studio de radio (Dufour, 2015). Un extérieur gazonné comportant un tipi, un shaputuan d’écorce, une tente prospecteur et un rond de feu sert également de terrain culturel pour l’organisation d’activités traditionnelles et culturelles, mais également pour la dispense de certains cours (ex. arts et anthropologie). Des invités autochtones et des aînés issus des communautés sont fréquemment invités à venir animer des ateliers ou échanger avec les étudiants. Étant donné la petite taille de l’institution, les étudiants bénéficient également d’un encadrement individualisé et d’une offre de services diversifiée, bien que culturellement sécuritaire. Le suivi psychosocial s’inscrit dans une approche pédagogique concertée et adaptée aux besoins de chacun (Hannis, 2017). Au sein de cette approche, la réussite éducative ne se limite pas à de simples évaluations méritocratiques, mais intègre également le développement psychosocial et la progression individuelle (Dufour, 2015). Un important travail est donc opéré pour favoriser le travail de contextualisation historique, la revitalisation culturelle, mais également la confiance individuelle des étudiants dans le but d’atténuer les stigmates idéologiques et destructeurs infligés sur le plan intergénérationnel par les violences assimilatrices de l’histoire coloniale (Dufour, 2015b; Hannis, 2017). À son programme principal de Sciences humaines- Premières Nations, s’ajoutera, dès 2018, un nouveau diplôme d’étude collégial en Arts, lettres, communication profil langues des Premières Nations ainsi que le nouveau programme Techniques de communication dans les médias, option Journalisme- Premières Nations dès l’automne de la même année en collaboration avec le Cégep de Jonquière. L’institution Kiuna offre également des programmes menant à des attestations d’études collégiales qui répondent aux besoins ponctuels des communautés (ex. éducation spécialisée et contextes autochtones, Comptabilité pour les Premières Nations et les Inuit, etc.) ainsi que le programme Tremplin DEC Premières Nations (Ibid.). Depuis 2017, un partenariat établi entre le Centre de développement et de formation de la main-d’oeuvre huronne-wendate (CDFM) de Wendake permet à l’Institution d’accueillir des étudiants du secteur secondaire adulte venus compléter au maximum 10 unités pour l’obtention de leur diplôme d’études secondaires (DEP) afin de faciliter leur passage au niveau collégial (Ibid.). À l’automne 2017, l’Institution cumulait une moyenne de 77,5% de rétention de ses étudiants, tous programmes confondus. Depuis 2013, plus de soixante-seize diplômes collégiaux ont complété leurs études à l’Institution Kiuna (Ibid.). La presque totalité (90%) des diplômés en Sciences humaines-Premières Nations a fait le choix de poursuivre leurs études au niveau universitaire. Bien que s’inscrivant dans une certaine continuité culturelle qui prône l’établissement de ponts historiques entre la tradition et la modernité, Kiuna souhaite favoriser l’innovation et l’actualisation des cultures des Premières Nations. L’histoire de la création de l’Institution Kiuna s’inscrit d’ailleurs en ligne directe avec l’expérience du Collège Manitou de La Macaza (1973-1976), l’un des premiers établissements postsecondaires par et pour les étudiants autochtones du Canada (Dufour, 2017). Tout comme son prédécesseur, l’Institut Kiuna souhaite favoriser l’émergence d’un nouveau leadership autochtone capable de tracer la voie vers une éventuelle autodétermination des peuples.

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RÉFÉRENCES

Arriola, J.-T., & Hannis, P. (2016). L’intégration des services psychosociaux au soutien pédagogique comme outil de persévérance scolaire chez les Premières Nations: La pratique de l’Institution Kiuna. Revue de la persévérance et de la réussite scolaires chez les Premiers Peuples, 2, 66 69. Consulté à l’adresse http://colloques.uqac.ca/prscpp/files/2016/11/jtarriola.pdf

Arriola, J.-T., & Hannis, P. (2016). Integration of Psychosocial Services to Educational Support as Retention Tool for First Nations: The Practice of Kiuna Institute. Journal of Perseverance and Academic Achievement for First Peoples volume 2, 2, 66 69. Consulté à l’adresse http://colloques.uqac.ca/prscpp/files/2016/11/jtarriolaA.pdf

Conseil en éducation des Premières Nations/ First Nations Education Council (CPEN/FNEC). (2015). Unique Learning Environment of Kiuna Institution. Consulté à l’adresse https://vimeo.com/145662493

Conseil en éducation des Premières Nations/ First Nations Education Council (CPEN/FNEC). (2015). Cadre d’apprentissage unique de l’Institution Kiuna, Consulté à l’adresse https://vimeo.com/145662308

Dufour, E. (2015a). La sécurité culturelle en tant que moteur de réussite postsecondaire: Enquête auprès d’étudiants autochtones de l’Institution Kiuna et des espaces adaptés au sein des établissements allochtones (Mémoire en anthropologie). Université de Montréal, Montréal. Consulté à l’adresse http://colloques.uqac.ca/prscpp/files/2016/11/edufour.pdf

Dufour, E. (2015b). « Une école où tu réapprends à être fier de ce que tu es… »: L’Institution Kiuna et le programme Sciences humaines – Premières Nations. Recherches amérindiennes au Québec, 45(2 3), 163 176. http://www.emanuelledufour.com/uploads/1/1/0/8/110898763/kiuna-_raq.pdf Translated to English by Mikayla Cartwright: http://www.emanuelledufour.com/uploads/1/1/0/8/110898763/kiuna._english._edufour.cartwright.pdf

Dufour, E. (2016). Cultural Security in Post-Secondary Education: The Case of the Kiuna Institution. Journal of Perseverance and Academic Achievement for First Peoples, 2, 70 73. Consulté à l’adresse http://colloques.uqac.ca/prscpp/files/2016/11/edufourA.pdf

Dufour, E. (2017). Du Collège Manitou de La Macaza à l’Institution Kiuna d’Odanak: la genèse des établissements postsecondaires par et pour les Premières Nations au Québec. Revue d’histoire de l’Amérique française, 70(4), 5 33.

Gouvernement du Québec. (2017). Enregistrement vidéo du 2017-10-25: Prudence Hannis, Collège Kiuna. Consulté à l’adresse https://www.cerp.gouv.qc.ca/index.php… Kiuna College. (s.d.). Kiuna. Consulté à l’adresse http://kiuna-college.com/en/

Kiuna Institution. (2017). Annual Report 2016-2017. Consulté à l’adresse http://kiuna-college.com/en/wp-content/uploads/2017/12/annual-report-2016-2017-web.pdf

O’Bomsawin, A.-P. (2011, décembre). Kiuna. 8th Fire. CBC. Consulté à l’adresse http://www.cbc.ca/player/play/2199819068 Un avenir prometteur pour l’Institution Kiuna d’Odanak, seul cégep autochtone du Québec. (2016, septembre 5). Info. Radio-Canada. Consulté à l’adresse http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/801232/autochtones-college-cegep-ministere-education

Equine Assisted Learning Program with Leading Thunderbird Lodge

Leading Thunderbird Lodge partners with the Twisted Wire Ranch’s Equine Assisted Learning (EAL) Program in order to holistically treat youth struggling with addictions.

In 2007, the File Hills Tribal Council and Touchwood Agency Tribal Council opened Leading Thunderbird Lodge to address a growing need for the treatment of Indigenous youth experiencing addictions with drugs, alcohol, and solvents.

The Leading Thunderbird Lodge and the Twisted Wire Ranch (EAL) Riding Program are committed to a culture-based model of resiliency and a holistic approach to youth spiritual, physical, psychological, and social well-being. The holistic treatment program at Leading Thunderbird Lodge provides Indigenous male youth, from across Canada, opportunities to focus on their recovery.

One of the core components of their treatment plan is the Equine Assisted Learning (EAL) Program. The youth are taught the importance of the horse in First Nations culture and then they are introduced and matched with the horses at the Clearview Arena, a few minutes north of the Leading Thunderbird Lodge facility. Unlike other Equine Assisted Learning programs in Canada the youth actually ride the horses for the duration of their treatment.

Mino Bimaadiziwin

Lakehead District School Board undertakes a summer camp program with 35-40 youth to teach the deeper meaning of living a good life.

Casey Leslie interviews Nicole Walter Rowan (Program Coordinator) & Anika Guthrie (Indigenous Education Resource Teacher) about the Mino Bidmaadiziwin program run by the Lakehead District School Board.

Mino Bidmaadiziwin, means living a good life and is a summer camp aimed at creating community amongst students preparing to enter new schools (Grade 6/ Grade 9/10). Camps are one or two weeks and engage with 35-40 youth from the Lakehead District School Board. The second week is a reach ahead credit for students transitioning from grade 8 to grade 9, to become familiar with more people and enter high school with a credit.

Standing Tall Program

How an education program from New Zealand was adapted for use in two north end Winnipeg Schools to increase graduation rates and develop Métis identity.

The MMF’s vision for Standing Tall is to create, build and support healthy Métis families. The primary goal of this innovative community-based program is to have a positive impact on the self-esteem of Métis students while increasing participation of the Métis community in the public school system. It should be noted that this program was initiated by the Métis, yet it supports all students, especially Aboriginal students. The eight full time employees who work directly with program participants spend the majority of their time supporting students. They spend each day in the classroom, working alongside students, helping them succeed academically and socially. If students need support outside the classroom, they use the Cultural Learning Nest, a comfortable furnished room developed for the program.

http://www.louisrielinstitute.com/standing-tall-program.php

Neah Kee Papa Program

Stefan Gislason describes the Neah Kee Papa mentor program for Métis and Indigenous fathers.

The Neah Kee Papa Program is a parenting enhancement program for current, new, or soon-to-be Métis fathers. The ten-week program is designed to encourage and promote the role of fathers. The program offers men information and resources to become more actively involved fathers.

For more information on the Neah Kee Papa mentor program, click here

Indigenous Inclusion Directorate – Community School Program

Dawn Wood describes Indigenous Inclusion Directorate – Community School Program funding and their objectives in the province of Manitoba.

 » The Indigenous Inclusion Directorate provides leadership and co-ordination for departmental initiatives in Aboriginal education and training. The Indigenous Inclusion Directorate operates from within Manitoba Education and Training. The primary role of the Indigenous Inclusion Directorate is in research, policy development and strategic initiatives. This is accomplished in the spirit of cooperation and consultation with many groups and individuals, such as school administrators, educators, students, parents, Aboriginal and community organizations and other government departments. The Indigenous Inclusion Directorate works in partnership with First Nations communities and organization in Manitoba. The Directorate’s work is supported by the guidance of two advisory councils from the Aboriginal community. » -from the website

https://www.edu.gov.mb.ca/iid/

ECHO program in Louis Riel School Division, Winnipeg, MB

The transition for students from primary to secondary school can be difficult. The ECHO Program works with students to ease this difficult transition with a variety of programs.

The transition from elementary to high school can be a difficult one – with the ECHO Program, Louis Riel School Division makes that transition easier by creating an enrichment space for students of First Nations, Metis or Inuit ancestry.
A Grade 9 Echo Program Will
– Discover and develop the gifts of Indigenous students
– Frame a vision of students’ potential
– Increase belonging and community
– Strengthen relationships between school and family
– Enrich student learning and engagement through traditional teachings, supports, and opportunities
– Support a successful transition to high school

Nibinamik First Nation Immersion Program

Mary Oskineegish Education Director with the Nibinamik Immersion program describes the program for JK to Grade 2.

The Nibinamik Immersion program has been running for 13 years in this community for students in JK to Grade 2. Education Director, Mary Oskineegish explains the use of land-based learning and the goals of the program.

ENGAP and the Three Sisters

ENGAP works to encourage pre-university students to enagage in the sciences. Their metrics of success are not quantified just on graduation rates.

The Engineering Access Program (ENGAP) offers assistance for Indigenous persons engaged in university studies in Engineering. ENGAP offers an array of academic, social, and personal to meet the needs of its students. ENGAP has also expanded its mandate to include publication of a series of books focused on various forms of Indigenous technologies, intended to increase its outreach.

Biwaase’aa Program, Thunder Bay, ON

Cultural program for Thunder Bay students and youth focusing on nurturing all aspects of being.

Nurturing mind, body, spirit and emotion through mentorship, role modeling, and cultural teachings for Thunder Bay students and youth. Programs include: In-school student support, after-school programs, lunch and snack programs. See Facebook page: https://www.facebook.com/Biwaaseaa/